La ville, la « démocratie forte » élargie et la présence légitime
Les espaces urbains ouvrent la possibilité de créer de nouveaux fronts de contestation politique où celles et ceux qui sont traditionnellement dépourvus de pouvoir peuvent se tailler une place dans la ville et faire émerger de nouveaux acteurs politiques. La conception politique du « droit à la ville » est ici particulièrement pertinente, à la fois comme critique des conceptions restrictives de la citoyenneté nationale et comme forme de participation active à la vie politique, d’une société civile vécue dans la ville. La réflexion théorique porte sur le « potentiel politique » de la présence (Darling 2019, 256), que j’attribue, dans mes travaux, à l’activisme sanctuaire de base à New York.
- La ville, la « démocratie forte » élargie et la présence légitime
- Sanctuaire, dignité humaine et droits
- Dialogue avec la littérature récente sur le sanctuaire
- Enquête de terrain ethnographique
- Résultats : faire respecter les droits des immigrés
- Les limites des pratiques de sanctuaire
- Les limites des politiques de sanctuaire
- Cosmopolitisme ancré et inégalités urbaines
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Ce potentiel peut également être compris comme l’incarnation d’une « démocratie forte » élargie, qui accorde une pleine capacité d’agir aux citoyens comme aux non-citoyens engagés dans des pratiques de sanctuaire. La « démocratie forte » élargie — en hommage à mon ancien directeur de recherche et théoricien politique, feu Ben Barber — repose, comme dans l’analyse de Barber (1984/2003, 137), sur le « consentement actif de citoyens participants qui ont reconstruit de manière imaginative leurs propres valeurs en tant que normes publiques à travers le processus d’identification et d’empathie avec les valeurs d’autrui ».
C’est le soutien apporté aux immigrés par les mouvements sociaux et l’activisme politique local qui a été déterminant dans la création de sanctuaires participatifs.
L’environnement urbain constitue un espace complexe de construction communautaire visant la création de biens communs, ce qui exige des citoyens et des non-citoyens actifs formulant des revendications sur la ville. (L’ouvrage avait anticipé la militarisation de l’espace urbain, mais n’avait pas prévu que certains citoyens engagés dans ce rôle actif et participatif ainsi que dans des actes de désobéissance civile perdraient la vie, comme cela s’est produit récemment à Minneapolis).
Ainsi, que peut-on apprendre de l’organisation des sanctuaires urbains durant le premier mandat du président Trump ? Qu’a révélé l’étude au sujet du mouvement sanctuaire dans le contexte d’un État restrictif et à la lumière de la nouvelle conceptualisation de la ville comme espace de revendication des droits ?
Sanctuaire, dignité humaine et droits
Elie Wiesel, dans son essai intitulé « The Refugee » (1984–85, 390), concevait le sanctuaire comme « un petit geste visant à soulager la souffrance humaine et à prévenir l’humiliation » — un geste qui signale la réciprocité et la coprésence des êtres humains les uns vis-à-vis des autres.
Rejetant l’idée du sanctuaire comme lieu, Wiesel défendait plutôt « un sanctuaire vivant [d’un être humain] que personne n’a le droit d’envahir » (387).
Mon ouvrage reprend le sens humain et protecteur du sanctuaire proposé par Wiesel et suggère de le définir, avec modestie, comme un ensemble de pratiques sociales et de réseaux de solidarité qui affirment la dignité humaine des demandeurs d’asile, des réfugiés et des personnes sans papiers.
Cependant, l’ouvrage adopte également une compréhension du sanctuaire ancrée dans le lieu, sans être exclusivement définie par celui-ci, en examinant les revendications des migrants à une présence légitime dans la ville et, plus encore, leurs tentatives d’accéder au « droit à la ville ».
Au-delà de la non-coopération avec l’ICE dans le cas des villes sanctuaires, l’ouvrage propose également une définition plus large du sanctuaire : il est envisagé comme une lutte de résistance et un moyen d’interrompre la violence de la machine à expulser et de ses régimes de peur, en soulignant le rôle de la solidarité radicale des « co-citoyens » (c’est-à-dire des citoyens qui prennent part aux pratiques de sanctuaire aux côtés de non-citoyens).
Les deux conceptions suivantes du sanctuaire issues de mon travail de terrain nous permettent d’approfondir ces définitions :
La New Sanctuary Coalition (NSC) à New York offre un accompagnement qui étend le sanctuaire aux lieux où les immigrés sont ciblés par des procédures d’expulsion — par exemple, le 26 Federal Plaza, dans le centre-ville :
« Les bénévoles accompagnent les Friends aux audiences et témoignent de ce qui s’y déroule. Les circonstances migratoires nous importent peu. Nous reconnaissons leur humanité et nous les défendons. Le niveau d’anxiété ressenti par les personnes qui se présentent au tribunal sans avocat est immense. En outre, on comprend que cela constitue un sanctuaire. Il s’agit d’offrir un espace — une paix intérieure — pour traverser une épreuve difficile. Nous accompagnons les personnes, émotionnellement et physiquement, tout au long de ce processus afin qu’elles n’aient pas à l’affronter seules… Nous ne participons pas à la diabolisation des immigrés [qui] déshumanise les personnes (notes de terrain, 12 juillet 2017). »
L’une des principales activités de la NSC, qui illustre l’ampleur de l’organisation, est la clinique juridique. Comme l’a décrit un bénévole : « À la clinique juridique, nous aidons les personnes qui ont un proche en détention, nous négocions les honoraires d’avocats et dénonçons les pratiques juridiques injustes, nous soutenons la réunification familiale et assistons les victimes de crimes. Nous pouvons arrêter ou ralentir le processus d’expulsion. Nous ne faisons pas que soutenir les personnes sans papiers ; nous veillons aussi à ce que le système rende des comptes. Les juges nous connaissent, l’ICE nous connaît. Ils nous craignent. Ils nous ont bloqués [lors des accompagnements], mais nous continuerons. Nous nous présentons aux rendez-vous médicaux, au tribunal de la famille, aux rendez-vous chez les avocats, à Varick Street [tribunal de l’immigration] » (notes de terrain, 10 août 2017).
Dialogue avec la littérature récente sur le sanctuaire
L’ouvrage remet en question les conclusions de nombreux chercheurs sur le sanctuaire : parmi eux, de manière particulièrement marquante, Jennifer Bagelman a soutenu avec force que les villes sanctuaires prolongent l’attente insoutenable endurée par les demandeurs d’asile, ce qu’elle appelle l’« état de suspension ». (2016, 5).
Les efforts publics doivent affronter l’insuffisance des ressources et l’inadéquation des infrastructures civiques.
L’état de suspension met en lumière l’expérience de devoir attendre au sein de la zone caritative du sanctuaire. Les immigrés se trouvent pris dans un processus s’apparentant à une pseudo-intégration aux marges de la société.
Celles et ceux dont la demande de statut de réfugié a été rejetée se retrouvent relégués aux périphéries, sans accès aux droits, aux prestations et aux services essentiels.
J’ai entamé le travail de terrain afin de mettre à l’épreuve mon argument initial selon lequel, contrairement aux thèses de Bagelman, les pratiques de sanctuaire, même lorsqu’elles sont symboliques, peuvent receler le potentiel de contester l’exclusion, la marginalisation et la déshumanisation des personnes sans papiers, des demandeurs d’asile et des réfugiés, en surmontant leur isolement social et en offrant même un lien essentiel vers l’intégration par l’autonomisation et la participation politique au sein des mouvements sociaux.
Enquête de terrain ethnographique
Mon enquête par observation participante menée en 2017-2018 a été réalisée auprès de la New Sanctuary Coalition (NSC) à New York, choisie en raison de son importance, de sa visibilité et de son engagement constant dans le travail de sanctuaire.
Cette solidarité a conféré une pleine capacité d’agir aux « co-citoyens » en revendiquant le « droit d’avoir des droits », en contrant l’idée selon laquelle les migrants affaibliraient la communauté politique, mineraient la cohésion et ne rechercheraient qu’une intégration économique.
Au cours du travail de terrain mené durant la première administration Trump, j’ai assisté à des dizaines de réunions communautaires hebdomadaires connues sous le nom d’Assembly ainsi qu’à de nombreuses veillées au tribunal de l’immigration de Varick et aux Jericho Walks (marche symbolique de prière) devant le 26 Federal Plaza (siège du bureau de district des services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis), j’ai pris part aux initiatives de Sanctuary Hood et aux accompagnements, et j’ai mené de nombreuses discussions non structurées avec les participants du mouvement sanctuaire.
Résultats : faire respecter les droits des immigrés
La NSC s’est donné pour objectif de s’opposer activement à ce qu’elle considérait comme des actions injustes, inéquitables et gratuitement cruelles d’un régime national restrictif qui criminalise les immigrés sans papiers. Elle a proposé une autre forme de gouvernementalité à leur égard, les considérant de facto comme des citoyens de la ville dotés de droits à la protection, allant jusqu’à défendre une forme d’immunité selon laquelle « personne ne devrait être expulsé ».

La NSC a ainsi cherché à contrer la criminalisation de la migration et à renverser la dichotomie entre migrants méritants et non méritants grâce à des initiatives tactiques et inclusives telles que l’accompagnement et diverses pratiques de sanctuaire visant à construire des réseaux de solidarité. Alors que le travail de terrain touchait à sa fin, j’ai été témoin de la manière dont la NSC s’orientait vers des pratiques abolitionnistes, adoptant la notion de sanctuaire élargi, qui impliquerait un éventail plus large de personnes confrontées au système de justice pénale et mettrait l’accent non seulement sur les immigrés, mais aussi sur les femmes, la communauté LGBTQ, les personnes musulmanes et les personnes racisées, tout en étendant le sanctuaire au-delà des lieux de culte pour inclure les écoles, les hôpitaux et des communautés entières (notes de terrain, 8 mars 2018).
Les résultats de la recherche confirment les conclusions de Rebecca Sharpless (2016) concernant l’imbrication entre le régime de contrôle de l’immigration et le régime d’incarcération (718), et montrent comment les efforts de sanctuaire ont contribué à déconstruire la distinction entre immigré méritant et non méritant ou, plus largement, le récit déviant/respectable en tant que système racialisé de contrôle des personnes noires et des groupes marginalisés (735).
Il s’agit en outre d’une critique du régime d’incarcération racialisé dans une société qui semble rejeter un racisme pourtant bien présent, sans pour autant exprimer nécessairement un sentiment ouvertement anti-immigrés, mais qui encourage la haine des criminels (Sharpless 2016, 732). Dans le contexte du système de justice pénale, le racisme et le sentiment anti-immigrés sont liés (737).

Au cours du travail de terrain, j’ai constaté, d’une part, une profonde méfiance à l’égard de l’État et, d’autre part, des liens avec les responsables politiques locaux, ainsi qu’une ambiguïté quant au rôle des dirigeants politiques démocrates, qui apparaissent comme de fervents soutiens du mouvement sanctuaire lorsque les médias placent ses aspects les plus provocateurs sous les projecteurs.
En outre, les résultats du travail de terrain montrent l’efficacité de la stratégie du programme d’accompagnement de la NSC. Selon les organisateurs, de nombreux cas observés ont conduit à un ralentissement du processus d’expulsion.
La présence de New-Yorkais majoritairement nés aux États-Unis et très largement blancs, femmes et d’âge mûr à senior a été déterminante pour l’issue favorable des dossiers. Ils ont apporté un soutien ferme aux Friends sans papiers par leur présence, parfois silencieuse, lors des pointages auprès de l’ICE et des audiences, et parfois par une prise de parole engagée lors de l’Assembly.
Cela témoigne des tentatives réussies de la NSC pour perturber le monopole étatique sur le juridique, ce qu’une organisatrice a qualifié de défense de la ligne des droits, en déclarant : « Nous nous tenons littéralement sur cette ligne et veillons à la maintenir et à faire respecter les droits [des immigrés] » (notes de terrain, 19 octobre 2017).
Les limites des pratiques de sanctuaire
Je présente quatre trajectoires — vers la légalité, la dimension publique, la visibilité et la sécularisation — qui mettent en lumière les limites du mouvement. L’accent mis sur les recours juridiques se heurte à l’obstacle d’un droit de l’immigration restrictif et privilégie des cas individuels.
Les efforts publics, tels que Sanctuary Hood, doivent faire face à l’insuffisance des ressources et à l’inadéquation des infrastructures civiques. La visibilité met au premier plan les visages des « Dreamers » (bénéficiaires du DACA) et des personnes accueillies dans des sanctuaires physiques, et repose sur une couverture médiatique sélective. La sécularisation témoigne toutefois de la force croissante du mouvement pour résister aux pressions des organisations religieuses cherchant à sélectionner des cas « méritants » à soutenir — même si le soutien des églises demeure crucial dans les situations de sanctuaires physiques.
Ce qui subsiste de la pertinence du sanctuaire renvoie aux subjectivités émancipées des migrants, à qui l’on offre bien plus que la simple espérance de ne pas être expulsés. Le mouvement sanctuaire leur fournit une assistance concrète pour atteindre l’objectif de la non-expulsion, voire un soutien à la réinstallation (en l’absence d’investissements fédéraux, étatiques et municipaux).
Les limites des politiques de sanctuaire
En prenant ses distances avec les proclamations officielles de la ville de New York en matière de sanctuaire, un bénévole de la NSC a affirmé que l’étiquette de sanctuaire ne signifiait rien, qu’il ne s’agissait que d’une marque.

La ville affirme qu’elle ne détiendra pas les réfugiés (en raison de leur statut), mais, par la criminalisation de l’infraction la plus mineure (comme le fait de sauter les tourniquets), elle dispose d’outils pour cibler des individus en vue de leur expulsion en fonction de leur race, de leur origine ethnique ou de leurs compétences linguistiques, au motif qu’ils ont enfreint la loi (notes de terrain, 12 juillet 2017). Selon les militants, cela crée une contradiction entre la signification de ville sanctuaire et la pratique de terrain, rendant l’étiquette de « ville sanctuaire » largement vide de sens.
Il convient toutefois de noter que les ordonnances de sanctuaire ne sont pas toujours des proclamations vides, comme le soutiennent parfois les militants de terrain : elles peuvent offrir d’importantes ouvertures institutionnelles pour une lutte de sanctuaire élargie (tels que des campus sanctuaires protégeant les étudiants sans papiers ; des politiques de réforme policière impliquant la non-coopération avec l’ICE ; des programmes de santé destinés à l’ensemble des résidents urbains, y compris les non-citoyens ; et des initiatives administratives civiles comme les cartes d’identité municipales, qui peuvent aider les immigrés à ouvrir des comptes bancaires et à accéder à des services).
À l’exception des mobilisations de masse, toutefois, les villes sanctuaires rebelles ne répondent pas à l’appel radical et révolutionnaire lancé par David Harvey (2013) dans son ouvrage Rebel Cities. Certes, les villes rebelles ont résisté à un souverain hostile en contestant les coupes budgétaires devant les tribunaux (San Francisco) et en cherchant à créer des réseaux mondiaux de maires (Global Parliament of Mayors). Néanmoins, si la rhétorique ambitieuse des maires durant la première administration Trump signalait une volonté d’inclusion (comme forme de « droit à la différence »), les politiques de sanctuaire en pratique se sont révélées insuffisantes.
À l’exception de Philadelphie, les ordonnances et résolutions municipales n’ont pas réussi à associer les immigrés au processus de sanctuaire, ont eu tendance à mettre surtout en avant leurs contributions économiques et, le plus souvent, ont présenté un bilan limité en matière de protection des immigrés contre les violations des garanties procédurales. En réalité, c’est le soutien apporté aux immigrés par les mouvements sociaux et l’activisme politique local qui a été déterminant pour créer des sanctuaires participatifs.
Cosmopolitisme ancré et inégalités urbaines
Bien que ce point ne soit formulé qu’implicitement, le travail de terrain a confirmé le cosmopolitisme urbain ancré des immigrés venus du Mexique, du Honduras, du Guatemala, du Venezuela et d’autres pays, dont l’appartenance ethnique demeurait le plus souvent sans être nommée ni explicitée lors des réunions, veillées ou marches auxquelles j’ai assisté. En effet, les migrants n’ont pas formulé de revendications fondées sur les particularismes ethniques que redoutent les critiques des sociétés multiethniques ; au contraire, des migrants issus de différents groupes ont agi collectivement, prenant part aux pratiques de sanctuaire aux côtés des citoyens et résidents permanents qui les rejoignaient lors des accompagnements, des cliniques juridiques, des assemblées, des Jericho Walks et des initiatives de Sanctuary Hood.

En manifestant leur unité dans les luttes contre les expulsions, dans les demandes d’asile, dans la résolution de la liminalité juridique ou simplement dans l’aide apportée aux autres, ces « co-citoyens » ont agi malgré leurs différences dans des contextes de racialisation, en faisant pression sur un État de plus en plus excluant afin qu’il respecte la dignité humaine et défende les droits humains.
La ville de New York du mouvement sanctuaire durant la première administration Trump offre ainsi le reflet d’une solidarité plus profonde qui est effectivement déjà là, mais qui n’a peut-être pas encore été pleinement reconnue.
Cette solidarité a conféré une pleine capacité d’agir aux « co-citoyens » en revendiquant le « droit d’avoir des droits », en contrant l’idée selon laquelle les migrants affaibliraient la communauté politique, mineraient la cohésion et ne rechercheraient qu’une intégration économique.
Je peux peut-être conclure en revenant au point de départ du travail de terrain : les pratiques de sanctuaire s’opposent à un État hostile, mais cela doit désormais être replacé dans le contexte selon lequel, durant l’enquête, de nombreux participants du sanctuaire ne s’opposaient pas nécessairement à une ville injuste, même si cela demeurait implicite. Indignés par le régime fédéral et craignant l’intensification des expulsions ainsi que le ciblage de leurs dirigeants, les participants au sanctuaire ont rarement cherché à exprimer leur mécontentement face aux inégalités urbaines et se sont concentrés principalement sur l’opposition au gouvernement fédéral.
L’adhésion au sanctuaire dans mon ouvrage s’accompagne d’un avertissement. En effet, comme nous l’avons vu, les déclarations de sanctuaire promettent une protection aux immigrés qui peut s’avérer illusoire. Dans le même temps, on ne peut pas non plus soutenir que les pratiques de terrain soient suffisantes à elles seules — je présente quatre trajectoires — vers la légalité, la dimension publique, la visibilité et la sécularisation — qui mettent en lumière les limites du mouvement. Aussi émancipatrices qu’aient pu être les pratiques de terrain, créant des espaces de sanctuaire à travers des subjectivités autonomisées et une rhétorique de justice sociale venue de la base, elles n’ont pas suffi à contraindre les institutions à répondre aux inégalités urbaines. Le sanctuaire, je le crains, ne suffit pas à lui seul.
Cet article comprend des extraits adaptés de The Politics of Sanctuary de Vojislava Filipcevic Cordes, publié par Cornell University Press. Copyright © 2025 Cornell University. Reproduit avec autorisation.


